>>
|
 |
A la recherche de SOLUTIONS PRATIQUES et TECHNIQUES
Styles 40, 50, 60 et 70
On ne parle plus désormais de styles, mais de décennies, tant les vagues sont désormais rapides.
• Le style qualifié de 40 apparaît pourtant dès le milieu des années 30 et se poursuit presque tout au long des années 50, pratiquement contemporain de ce que l'on nomme désormais le style 50. Entre les deux, la vraie différence tient plus à un état d'esprit qu'à une date.
• Le premier, le 40, est un style de décorateur qui puise encore ses racines dans la tradition des styles anciens. Louis XV ou Empire revisités, extrapolés, s'y côtoient. les canapés, profonds, moelleux, entièrement tapissés, se jouent des courbes et des contre courbes, dossiers en arbalètes, club "moustache", accotoirs évasés, rebondis. Le style est flatteur, un peu hollywoodien.
• Le 50 en revanche naît de l'après-guerre, du baby boom et de la crise du logement! A cette nouvelle génération on propose un style gai et bon marché. L'inventivité des formes, où se mêlent fonctionnalité et imagination, la vivacité des couleurs, remplacent le luxe des matières. C'est l'apogée de l'art abstrait. Le canapé peut devenir corbeille. le tube s'affiche à nouveau. Les designers les plus audacieux jouent la sobriété de la structure, la ligne droite, épure sans fioriture. L'influence du Bauhaus se fait sentir.
• Les années 60 s'emballent, économiquement et sociologiquement. De nouvelles matières s'affirment, le plastique aux couleurs franches, orange, vert pomme, rouge vif... la mousse qui adopte toutes les formes. Les sièges et les canapés sont conçus comme ceux des voitures: un garnissage de mousse sur une structure métallique. Le Jersey qui recouvre le tout épouse les formes volontiers arrondies.
Accueillants comme de grands coussins, les canapés s'installent à ras de terre. On ne s'y assied pas, on s'y vautre. Ce sont les années 70, années Peace and Love. L'euphorie dure jusqu'au milieu de la décennie. Chocs pétroliers et récession en auront raison. Dès 75 le style devient plus frileux. Le bois "naturel" séduit à nouveau. Le "rétro" s'impose...
|